Okayama et Hiroshi san

Du 3 au 16 aout 2011

La… on a merde grave !!! Il ne faut pas remettre ca sur le dos d’Hiroshima qui nous aurait trouble. C’est une erreur de preparation ; preparation anterieure a la visite d’Hiroshima. On etait repartis de cette fameuse ville, en train, pour aller au prochain WWOOF. Dans notre esprit, le rendez-vous etait a Okayama. Par securite et par politesse, un coup de file en partant d’Hiroshima. Ensuite un coup de file une fois arrives a Okayama. « ok j’arrive ». Apres avoir attendu et rappele 2 fois, nous comprenons enfin que ce n’est pas la bonne gare. Lui habite en banlieue, a 20 minutes en train. La honte, on a mal note les renseignements. On repart pour SAIDAIJI, mais on a pris 1h de retard.

1ere soiree.

Hiroshi san (notre hote), apres nous avoir fait deposer les sacs dans la chambre, nous emmene directement chez ses voisins d’en face. Il y a une petite coterie en son honneur. C’est son anniversaire. Hey hey, encore plus heureux d’etre en retard par notre faute, qu’on etait !!!! A l’ouverture de la porte succeda une serie de cries aigus, pousses par l’hotesse et son amie, si heureux de nous acceuillir chez eux, meme en retard. On s’est pose, on a mange le gateau avant les plats sales, on a bu des bieres et tache de decouvrir qui etait Hiroshi san au milieu de ce tumulte. Faut dire qu’il a ete facile de comprendre qui etait Hiroshi san : un homme discret en premier lieu. Le seul moment ou il s’est clairement exprime a ete pour dire  » moi aussi je ne suis pas difficile sur la bouffe » comme nous venions de le dire a l’hotesse. Indice ? Message subliminale ?

Hiroshi san et sa maison.

Horishi san est un vieux garcon de 55ans. En gros, on sait qu’il a fait du WWOOFING en nouvelle zelande pendant 10ans avant de revenir au japon vivre entre ses parents le reste de son age (Et surtout de leur age). Quelques indices laissent a penser que son retour a ete premature suite au deces de son pere. Il est rentre, a pris une maisonnette pas loin de sa mere et quand sa mere n’a plus ete la, il a recupere la maison familliale et les terrains qui vont avec. Maintenant il vit de l’agriculture, peut on supposer. Difficile d’en savoir plus. La maison est grande et situee dans la banlieue de Okayama, une sorte de semi champagne. C’est assez grand pour vivre a 5 car Hiroshi san aurai un frère et une soeur. On a pas vu l’etage, mais de dehors on dirait qu’il peut y avoir 2 ou 3 chambres. Au rdc il y a une vraie chambre (La notre) et une chambre potentielle selon l’architecture japonaise, a savoir un agencement de cloisons coulissantes en papier.

Journee de boulot type.

Le rdv petit dejeuner est vers 7h30. On commence le boulot entre 9h et 9h30 et on bosse jusqu’a 12h. A 10h15, une enorme pose de 40mn pour manger de la pasteque et boire du the. C’est un travail en serre, ca deshydrate a fond. 11h30, l’un d’entre nous 3 (Hiroshi aimerai bien que ce soit seulement nous…) part faire a manger, mais comme il a pose lui mmee les regles du jeu… L’entre-acte dure jusqu’a 15h. La journee finit vers 17h et il y a encore une grosse pause pasteque de 40 minutes vers 16h. En gros on se plaind pas, c’est vraiment la glande compare au travail precedent. Hiroshi san vit au ralenti et n’a pas prevu de se tuer a la tache. Il y va doucement le matin et pas trop vite l’apres midi. Nous aussi.

Quel genre de boulot.

Hiroshi, a cette saison, s’occupe de ses fraises. Il a 2 grandes serres pour les faires pousser. L’une d’entre elles a fonction de pouponiere. C’est la que nous passons le plus clair du temps de travail. Il y a des “bac a fraise” en escalier sur 3 niveaux. Il fallait recuperer les pousses provenant de la plante-mere et les piquer dans un petit pot en plastique. Il a aussi fallu faire du nettoyage de feuille, ne laisser que 3 feuilles par pot et 2 poussent maximum, de belles pousses. Au debut du sejour il devait y avoir 1500 pots et a la fin 2500. La 2eme serre etait en attente pour le moment de la production des fraises elle meme (D’ici 3 ou 4 semaines). 4 belles ranges de terraux fertilisees a la methode Bio, seraient le lieux de naissance de grosses fraises goutues.
Comme il fait tres chaud, la journee de travail commence et finit par un arrosage complet des diverses espece de plantes. Il y a les 2000 pots de fraises. Il y a aussi les 50 pieds de myrtilles, le goya qui grimpe joliement et les 2 kiwis (un mal et une femelle). En extra, j’ai rajoute les pieds de potiron qu’hiroshi san n’arrosait plus mais qui ont apprecie mon geste. Il faut dire que nous avions tres envie de manger du potiron le plus souvent possible.

Un 2eme boulot etait celui de repiquer les plants de myrtilles. Chaque generation devait etre mise dans un pot plus grand. C’est comme ca les enfants, ca pousse tout le temps. Hiroshi san prevoit de vendre des myrtilles des l’anne prochaine. Cette annee, il prepare les pieds.

Enfin, nous avons appris comment faire pousser des fleurs a grande echelle. Ca a pris une journee entiere. Il faut une heure de route pour aller au “laboratoire”. Une ancienne mine est utilisee pour realiser divers productions : champignons, miso, sake. Pour nous ce sera les fleurs. Il s’agit de deposer un graine dans un pot de 13mmx13mm et 2cm de profondeur. Chaque plaque en plastique moule comporte dans les 250 cellules. Evidemment, quand on veut faire pousser 20 000 fleurs, il faut se lever tot pour mettre la petite terre dans le petit pot avec la petite graine. Il y a un process. On utilise une machine avec un aspirateur. L’aspirateur est branche sur une plaque en alu perforee et semi-mobile. On retourne la plaque, branche l’aspirateur, et on joue a faire rouler les graines sur la plaque pour qu’elles se bloquent dans les trous grace a l’aspiration. La, il faut retourner la plaque au dessus de la plaque de pots avant de couper l’aspiration. Sans aspiration, comme par magie, chaque graine tombe dans un petit pot. C’est pas beau ca ? A trois, en 2h, on a reussi a planter 20 000 fleurs. Pour boucler on apporte les plateaux dans une des salles de l’ancienne mine. La temperature stable et un eclairage regule permettent de faire germer les graines a souhait. C’etait une chouette experience. Apres ca, Hiroshi san a paye son resto. On a cru comprendre (Grace au japonais de Fadia) qu’il tachait de dragouiller l’aide qui etait venue avec nous. Elle avait pas l’air emballee.

Les voisins d’Hiroshi san.

On etait alle chez les voisins le 1er soir en arrivant. Son pote, c’est le flic du Koban d’en face et sa femme et leur amis a eux. C’est la qu’on a compris qu’au japon c’est assez frequent d’avoir un “police my friend” comme Mamoru san (cf chez les Fukuda). Un Koban c’est un micro poste de police. Au japon tout est petit, ca tout le monde le sait. Entre autre ils ont des micro-postes de police. Dans les fais ca peut consister en une maison de fonction avec une piece qui sert de bureau pour accueillir la population. C’etait le cas en face de chez Hiroshi san. En un sens, on a pas compris totalement le rapport entre Hiroshi san et ces gens la. Lui reserve et eux assez delirants. Monsieur est aussi prof de karate et madame joue de l’ocarina a l’ecole de music du coin. Une de leurs amies qui criait quand on est arrive le premier soir n’est autre que la directrice du “conservatoire” et un autre convive un eleve pianiste de 40ans. Il est fort probable que ces gens aient pris Hiroshi san sous leur aile. Pour tout dire on est presque sur que Hiroshi san est sous medicament, semi-depressif. Bref ces gens sont tres gentils. On leur a fait un repas francais assez reussi un midi. Il y avait meme un collegue flic du voisin ce qui a permis de faire des photos avec les cartes de police japonaise.  Sont fous ces japonais… Aussi nous avons participe a un cour de karate et assiste a la representation annuelle (en famille) du concervatoire. Je sais pas combien de fois il faudra vous repeter que les japonais sont ultra accueillants !!!!!!

Les repas chez Hiroshi.

Ca c’est le point faible. Ce sera pas notre meilleur souvenir bouffe du japon. On est desole pour les generalites mais au japon les mecs sont assez misogynes pour ce qui est de la vie de famille, meme des gars de 30 ans. Hiroshi san ne deroge pas a la regle : faire a bouffer, ca le soule, bref ca le blesse. Malgre ca il a propose de faire une tournante pour preparer a manger, tournante a laquelle il tache de se soustraire regulierement. Une fille de 25 ans a passé 4 jours avec nous (une wwoofeuse) et pour nous la representer avant qu’elle n’arrive, il a repete a plusieur reprise : elle cuisine, elle aime cuisine. Que dire…  Voila pourquoi ce n’est pas chez lui qu’on aura penetre les delisses de la bouffe familliale japonaise. A part ca “il peut tout manger aussi”… voir introduction de la note.
Enfin, pour le bonheur des oreilles, la seule phrase qui pu sortir de la bouche d’Hiroshi san quand on lui faisait a manger : « hhnnnnn not bad ». C’est faible non ? Pas qu’on soit des grands chef, bien sur, mais…

Visite d’Okayama.

On a consacre une journee a visiter la grande ville a cote de chez Hiroshi san. Evidemment pour le repas de midi, on est passé au sous-sol d’un centre commercial pour acheter des sushi… ca c’est normal. Pour occuper le reste du temps on a visite le chateau et un jardin.
Le chateau d’Okayama est comme la plupart des chateaux japonais : reconstruit après les bombardements de la 2eme guerre mondiale. Les etats-unis tapent dans le patrimoine historique ? C’est un peu crado comme guerre non ?
Un chateau japonais c’est generalement une structure en bois (Ca brule bien) sur une base en enormes rochers qui peut depasser de 3m du sol. Le chateau a ete reconstruit a l’identique sauf pour l’ascenceur… Ca se visite bien, il y a des explications sur des batailles, la vie du chateau, les coutumes etc… Tout ce qu’on aime. En plus ici on pouvait s’habiller en roi et reine et faire des photos dans la sale du “trone” reconstituee. C’etait bien marrant.
L’apres midi c’etait ballade dans un des parcs les plus repute du japon : koraku-en. Bien chouette aussi. Tres propre, des petits lacs avec des petites iles avec des petits arbres dessus. Une zone a lotus, une ruee de poissons sur des granules donnes par un enfant, un monsieur qui fait des photos de bebes hiboux dans un arbre, du Bonheur partout.
Il a fallu rentrer. La coreene qui etait chez Hiroshi san avait aussi des problemes de communication donc le matin on avait vite fait  2 groupes. Comme par magie elle est sortie du meme train que nous a la station de train d’Hiroshi le soir venu, juste au moment ou on allait telephoner.

Le mot de la fin.

Chez Hiroshi san on a eu le cul entre deux chaises. Le boulot c’etait bien, molto molto et parfois meme moltissimo. Ses potes tres tres bien, des gens charmants comme dit precedemment. Par contre avec Hiroshi san le contact n’a pas ete ultimement parfait. Bien qu’il m’ai appris a jouer au jeu de Go, bien qu’on ai parfois parle de truc sympas (Kurosawa, sujet classique), ca a pas vraiment accroche ni lui ni nous. Depart sans larmes a l’oeil mais quand meme content d’avoir vecu une autre experience japonaise. HHnnn, not bad !!!!!

Chercher le detail qui tue


Planter des fleurs… a l’aspirateur by philadia


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4 réponses à Okayama et Hiroshi san

  1. Charlotte dit :

    Le porte parapluie ! On dirait aussi un rétroviseur à côté. Pratique tout ça.
    Sinon ta nouvelle coupe te va à merveille ma Fad, mais t’as pas perdu en volume.

    • Fadia dit :

      Bien joue Charlotte !!! C’est la qu’on voit ceux qui ont l’œil de lynx !
      Pour la coupe, je pense que je vais garder ce style, faut juste prendre le temps de fixer la perruque heu… mettre les bigoudis 😉

  2. Charlotte dit :

    Pourtant, t’as pas l’air vraiment convaincue sur la photo …

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