Turangi et Tongariro National Park

Du 26 au 31 mars 2011

Voila, notre 1er trajet en bus. On a acheté un package de 10 voyages en bus en NZ pour la somme de 250 $, soit environ 125 euros. Bonne affaire a priori. On voyage donc avec la compagnie Nakedbus. On peut aller un peu partout dans le pays, pour a chaque fois donc 12 euros le trajet quelque soit la distance. Par exemple aujourd’hui, on a fait 6h15 de route. Pas mal.

Turangi est donc la ville la plus proche du Parc National de Tongariro. On s’arrête aussi la parce que les balades y sont jolies et qu’on peut y pécher la truite. Vu l’expérience de Philippe acquise en Thaïlande, les poissons n’ont qu’a bien se tenir !
1ere bonne surprise, la proprio de l’hôtel est bien venue nous chercher à l’arrêt de bus. Heureusement vu la pluie battante ! Et après avoir présenté sa fille et elle, elle nous propose d’aller au supermarché. On arrive à A Plus Lodge, tenue par cette gentille famille. Ian, le père a un méchant cheveu sur la langue. Ca, ajouté a l’accent néo-zélandais, fait qu’on ne chope pas toujours le sens de tout ce qu’il dit mais on s’aperçoit vite que c’est un gars qui aime rire et qui est serviable comme jamais.
Bon, ca reste pluvieux toute la journée, alors on fait la sieste. Le soir, on fait la connaissance de Mathieu, un français de 25 ans qui nous donnait l’impression d’en avoir 5 de moins… Néanmoins, pendant qu’on se disait qu’il parlait trop et qu’on avait envie de se coucher, il a réussi a nous alpaguer pour ½ heure de plus lorsqu’il nous a raconte le tremblement de terre de Christchurch. Il dormait quand c’est arrivé (oui a midi !). Lui et son compagnon de route allemand étaient dans une tente en nature et n’ont eu aucun dégât mais ils se sont tout de même retrouvés en camp de refugié pendant 3 nuits ensuite. Il n’y avait plus d’eau ni d’électricité et aucun autre moyen de manger dans la ville. Mathieu nous raconte qu’il s’est incrusté à un groupe de journalistes et qu’il a ainsi eu accès à des zones fermées au public. Il a des photos rares et je vais de ce pas mettre ce gars en contact avec mon sismologue préféré… Tiens, Ju, c’est d’ailleurs tout de suite a toi qu’on a pense quand on a discute avec lui. Plus tard, on a eu la version de Deniss, l’allemand qui nous dit avoir pu appeler sa famille qu’après 3 jours ! Sa mère pleurait au téléphone, elle n’était plus allée travailler, folle d’inquiétude et attendant des nouvelles de son fils. Brrr… froid dans l’dos tout ca.

Le lendemain, temps de chiotte encore. Entre les gouttes on va prendre des infos à l’office de tourisme. Et ce sera notre seule sortie de la journée. On fait du blog, on glande, on discute avec les gens, on fait a manger. Et, comme ca, vers 19h, on se met un coup de pied aux fesses et on décide d’organiser 2 journées de randonnée avec 1 nuit dans la montagne des demain matin ! Grace a super Ian, tout est réservé via internet. Il réussit même à nous convaincre de passer 2 nuits en montagne. Moi, je suis pas complètement convaincue car vu les malheurs au Népal, je veux être sure que mes pieds tiennent la route avant de me lancer dans une grande et folle aventure. On verra bien.

Notre 1ere rando en Nouvelle Zelande

Le matin du départ, on a bien de la chance car un couple de japonais va exactement au même endroit que nous et au même moment… on embarque dans leur voiture au lieu de prendre le shuttle. Nos sacs sont lourds. J’évalue le mien a 12 kg quand celui de Philippe doit faire 3 de plus. Les japonais partent devant. On ne tarde pas trop à les rattraper a cause de l’encombrement du chemin : 2 groupes scolaires font l’ascension. Mais, les profs nous organisent rapidement un passage pour doubler tous les élèves. Sont bien ces Kiwis ! La marche se passe bien. On passe quasiment toutes les étapes en avance par rapport aux temps prévus. Départ 10h du parking de Mangatepopo. Pause déjeuner a 12h50 en face d’Emerald lake.


C’est incroyable le genre de couleurs que ca peut prendre un lac de montagne… On mange patate douce, œuf et fromage. Reprise à 13h30 jusqu’à 15h ou on fait une pause à Oturere Hut. La marche est bien belle, ca y est on est complètement fan de la Nouvelle Zélande ! Reprise a 15h30, arrivée a 17h50 a Waihohonu Hut ou on passe une nuit frigorifiée. Décidément nos sacs de couchage ne sont pas très adaptés… Philippe discute bien avec le gardien du refuge qui lui prête une carte du ciel. Le ciel ici est assez inédit pour nous habitants de l’hémisphère nord… on découvre de nouvelles constellations, inconnues en France : la Croix, le Centaure, le Triangle Austral. Le gardien nous déconseille plus ou moins d’escalader le mont Ruapehu, qu’on devrait faire si on dort une nuit de plus en montagne. Il dit que le sol est très meuble et que ce volcan encore bien actif (dernière éruption il y a 2-3 ans) a vu la température de ses lacs s’élever récemment. Pas bon signe. On capitule rapidement. On aime bien l’aventure mais on n’est pas fous quand même…

Apres cette mauvaise nuit, on a un peu de mal à s’agiter. On est de nouveau sur la route à 8h50. Il fait un temps aussi magnifique que la veille, et nos visages ont un peu rougis… On perd vite l’habitude du soleil dis donc.
A 11h on arrive à la bifurcation nous menant aux lacs Tama. 20 mn de pause puis on fait l’ascension sans nos gros sacs vers le lac inferieur puis le lac supérieur. C’est magnifique. Pendant le chemin, on se raconte les derniers livres qu’on a lus ou qu’on est en train de lire. Ca me fait penser à la randonnée en Bulgarie ou on parlait littérature avec notre guide Valeri.

Lac superieur et moi

On est redescendu des lacs vers 12h30. Déjeuner à base de sandwich jambon fromage salade. On repart à 13h20. Le chemin est encore bien vallonné, mais on avance a bon pas. On fait une pause pour soigner l’ampoule de Philippe. Comme les pieds gonflent pendant la marche ca s’est mis à frotter… Mes pieds vont bien et heureusement ! J’ai quand même pas pris 2 tailles au dessus pour rien !

On passe devant les chutes Taranaki, grandes et majestueuses.


Puis, arrivée à 15h45 au village de Whakapapa (à prononcer fakapapa), la fin du parcours. On est tous les 2 contents que ce soit fini… Maintenant ne reste plus qu’a trouver un moyen de rentrer. Ian nous avait déconseillé de réserver le bus, prétendant que l’autostop était très facile à Whakapapa.

Tentative d'autostop

On essaiera pendant presque 1h30, et on se fera transporter finalement par un bus d’une compagnie en lui payant le prix du shuttle. Philippe et le chauffeur discutent à bâtons rompus de politique, d’écologie… et moi je somnole. Chouette balade. Et en fait c’est un copain de Ian, le gérant de l’hôtel, avec qui il va parfois pécher. Arriver a A plus Lodge, Ian est la en train de regarder Mac Gyver. Il est trop fort ce gars. On se fait un peu moquer parce qu’on n’est pas resté 2 nuits en montagne. Alors Philippe dégaine son arme secrète : il enlève ses chaussettes… pour montrer ses ampoules évidemment ! Juste après, on ne sait pas pourquoi mais Ian nous a proposer d’aller prendre une bonne douche chaude…

Les risques du metier

Ce soir, pour se féliciter de cette belle balade, on se paye une bière. Et pendant qu’on la boit, Ian nous amène un verre de vin néo-zélandais. Doublement festif. On mange purée de patate douce et saute de porc aux oignons. Et on va se coucher pour une nuit bien méritée.
Ici, on revient a une vie douce, on retrouve les bebes chiens nes le jour ou on est arrive… eh oui  😉  et les filles de Ian, qui sont toutes mignonnes et tres degourdies. Et cette petite ville calme et tres agreable de Turangi…

Qui est le plus mignon ?

Avant de partir pour Wellington, il reste une chose à faire ici : la pêche a la truite pour Philippe.

(Philippe) La peche. On s’est pris une journee off apres le trek pour se reposer. Fadia tache de faire du blog (Toujours quelques mois de retard) et je pars decouvrir la peche a la mouche, mythique peche a la mouche. Au magasin specialise, je prend le minimum necessaire : canne en location, achat du permis et du petit materiel de base (Mouches et file). Ce premier jour, je vais pecher a 2 endroits differents et ne rien ramener. C’est pas grave, il faut commencer a apprivoiser ce grand morceau de file flottant qui ne veut pas facilement arriver au milieu de la riviere a 10 m de moi car il n’y a pas de plomb pour l’entrainer. Une partie de l’art de la peche a la mouche consiste a lancer sa ligne la ou l’on veut. Je m’entraine, sans trop penser au poisson… peut etre dans une autre vie. Le lendemain matin, avant de partir pour Wellington, pourquoi ne pas re-tenter sa chance ? Le permis est de 24h et donc tourne de midi a midi. Je repars avec le velo que Ian a prete (Vraiment sympa) et peche sur un 3eme site. La riviere est plus etroite ici. C’est tres bien car mon lance n’est pas encore herculein. Tout d’abord, 10mn de discussion avec un autre pecheur neozelandais qui me donne des conseils et deux mouches. Tres bien. C’est justement avec l’une de ces mouches que je vais faire mon unique prise. Je ramene au bord une truite arc-en-ciel de 25cm. Helas on n’a pas le droit d’emporter les prises sous 40cm sur cette riviere. C’est quand meme super d’avoir pris quelque chose. Comme au casino, on gagne toujours la premiere fois et on tombe accro…

L'anneau est en Nouvelle Zelande, vous saviez pas ?

C'est la vie

ah ouais ! Et l'est ou le pastis ?

Lac inferieur, et philippe

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