Calcutta pour avoir envie de revenir.

Calcutta du 11 au 14 avril

En arrivant a Calcutta le programme indien a deja pris une autre tournure. Au file de la route les « entendus dire » d’internet sont devenus realite. 3 mois en Inde ne laissent raisonnablement le temps que de s’initier au Sud ou au Nord de l’inde. Aller partout en prenant des trains qui durent plus de 30 heures toutes les 2 semaines pour toucher les lieux les plus connus n’est pas de notre gout。C’est donc petit a petit que nous nous sommes fait a l’idee de ne visiter que le sud de l’inde cette fois ci et qu’il faudrait revenir pour voir le Tadj Mahal. La saison de trek au nepal approchait de sa fin et notre visa indien aussi. En meme temps, l’inde n’est pas forcement de tous repos et le Tadj Mahal sera un aimant pour trouver le « courage de revenir »  un jour peut etre.
Calcutta est donc la seule ville du Nord De l’Inde que nous aurons vu et en ce sens une introduction, un avant gout, pour donner envie de decouvrir ce « 2eme pays ». On a vraiment senti la difference avec tout ce qui avait ete vu avant. En plus, Calcuta a cette reputation comme New-York d’etre une ville a part dans son pays.

Moitie chance moitie organisation, l’arrive a Calcutta se fait par bateau.
Pour quitter les iles Andaman on avait decide d’eviter encore l’avion. Ce bateau qui va de Havellock a Calcuta est assez unique. Apres le depart de Port Blair et 1 nuit de navigation, le bateau fait une halte aux nord de l’archipelle dans un coin perdu. Le bateau est trop gros pour accoster, c’est une barge qui fait la navette jusqu’au bateau pour faire monter les passagers. La zone est verdoyante et sauvage, peut etre une zone interessante pour les routards explorateurs de coins vierges touristiquement, encore faut il verifier que le visa-andaman permette cette escapade.


Embarquement a l’arrache d’indiens (bateau ==> Calcutta)

2eme etape du bateau (apres40h de mer), faire une halte dans le delta du gange (C’est pas mythique ca ?) en attendant que la maree soit assez favorable pour laisser passer le tirant d’eau de ce gros navire. Cette attente est variable et le trajet Port-Blair Calcuta peut durer de 4 jours a 8 ou 10 jours. Lors de l’arret, le bateau a l’ancre se fait baloter par les flots et ca favorise plus le mal de mer que d’etre propulse. Au milieu du delta, les eaux du gange apportent deja beaucoup d’alluvions, de detritusses et leur odeur fetide. De nombreux navires sont a l’ancre avec nous, cela laisse penser que l’on partage un moment particulier de la navigation de nombre de marins d’aujourd’hui et d’hiers.
Apres une journee a l’ ancre, nous repartimes vers 5h du matin.


Remontee de l’estuaire du Gange

Petit a petit les berges se raprochent pour que le delta devienne fleuve. La magie continue donc, nous voici remontant le gange jusqu’a Calcutta. La vie du fleuve defile sous le soleil encore frais du matin. Il y a pas mal de cheminees. Les terres du fleuves sont bonnes pour faire de poteries. Il y a des beigneurs par ci par la. Il y a des bacs, pour faire traverser les habitants, qui n’hesitent pas a passer juste devant notre gros navire (Ils sont chez eux non !!!??).
En fin de parcourt, notre navire engage un magnifique demi tour pour entrer en marche arriere dans l’ecluse du port fluvial de Calcutta. Apres 2h de rab’ nous amarons enfin.

On s’est laisse ballade jusqu’a un hotel par nos 2 comperes Philippe et Loup qui connaissent deja Calcutta. Le quartier est infeste de touriste, notre hotel aussi, mais ce n’est pas la meme population qu’a Hampi (Succursale de Goa que nous n’avons pas regrette d’esquiver). Ici beaucoup de gens viennent dans l’idee de participer a une action humanitairo-educative. Le plan classique est de donner des cours d’anglais mais il ya d’autres choses aussi. C’est vraiment la premiere fois qu’on voit ca. Il y a aussi un vrai melange entre les etrangers et la population. Autour de notre hotel ces 2 « communautees » se retrouvent dans les memes salons de the de rue pour papoter. Une partie de ces indiens  attendent aussi une petite piece amicale de ces effemeres amis touristes mais il existe aussi une vraie sincerite. Certains jeunes indiens prennent vraiment du plaisir a se faire de potes exotiques. Qu’est ce qui fait la differences ? Est ce que Mere Theresa aurai autant marque les esprit de Calcuta ? Est ce aussi Gaston Grandjean qui rode ici ? On ne sait pas, mais cette inde la n’a rien a voir avec le reste de l’Inde que nous connaissons. On comptait un peu les jours nous separant du Nepal et d’un coup c’est un petit electro-choc. On savait qu’on ne connaissait pas tout de l’inde mais pas dans cette dimension la. En plus un restaurateur du quartier est Sikh. Son resto fait de la bouffe du nord de l’inde, a nouveau l’occasion de sentir la curiosite nous monter au nez un peu plus. Nous partirons de Calcuta mi-attire par le Nepal, mi-triste pour le nord de l’inde qui nous echappe.

Presse par le temps et ayant envie de changer d’air, le programmer de Calcuta etait leger : billet de train pour le Nepal, changer de l’argent, faire les dernieres cartes postales, acheter quelques medicaments et surtout visiter le temple de Kali.

Temple de Kalighat. C’est un des rares temples dedie a kali du pays. Kali reste un dieux sanguinaire lie a la destruction et a la mort. Il est normal qu’il soit represente mais les gens ont quand meme plus le bon gout de dedier les temples a des dieux hindoux « soft ».

Realise sans trucageIl fallu prendre le metro pour y aller. Comprenant rapidement le fonctionnement de la machine, nous utilisons la zone reservee aux femmes (Je me met juste a coter). Mais pourquoi une zone femme ? Ah oui !!! Comment un homme peut il voyager tranquillement si rien n’invite les coquines de services a rester entre elles sans allumer les hommes ?! Tres intelligente organisation. Evidemment, pour ceux qui n’auront pu s’eloigner suffisement de cette zone, les Perfides continuent d’harceller leur innocentes hormones. Attention aux brulures occulaires – Merci a tous de m’excuser pour cet hyper-quadruple-contrepied sans grande finesse –
Nous voici au temple. Il nous avait ete relate des brahmans attaches au plafond psalmodiant energiquement dans une atmosphere sanguinolante. Il nous avait ete relate des biquettes se faisant couper la tete pour les besoins de « la reincarnation ».
La 1ere histoire etait a moitie fausse. Les officiants, sont en fait debout et font quelques tours de poignet sur des fagnons rouges accroches au dessus de leur tete. On imagine que ce lien les relie directement avec la deesse kali. C’est vrai qu’ils vociferent un peu plus rapidement et frenetiquement que dans d’autres temples mais on en est pas encore au stade du fameux episode « le temple maudit » du dit Indie (C’etait fin ca ?).
La 2eme histoire etait vraie. Dans une autre zone du temple l’offrande a Kali a bien lieu. 3 gentilles biquettes ont l’air satisfaites de leur situation : etre ici avec chacune un couple pour maitre, a ecouter quelques vieilles prieres. D’ailleur, pourquoi faudrai-t-il se stresser que certaines prieres leurs soit deposees a voix basse aux creux de l’oreille ? Le stress monte quand les maitres boivent leur whisky beni et que l’un des officiants attrape la premiere chevre par les quatres sabots pour ensuite lui placer le cout entre 2 hautes pierres. Une derniere priere pendant que la lourde lame opere une separation  rapide et definitive du corps et de l’esprit. La tete est recuperee et un peu de whisky-beni lui est donne a boire. La meme scene se repete trois fois, toujours ce meme souple mouvement de haut en bas, qui surprend l’oeil et les sentiments de l’occidental, mais qui satisfait la soif de kali.

Les autres jours on a traine dans le quartier de l’hotel pour completer la trousse a pharmacie avant Katmandou (qui risque de nous tuer le porte feuille) et on achete un nouveau livre chacun. Le moment du depart est enfin venu. On avait un train pour Raxaul qui se situe a la frontiere avec le Nepal. Un train de nuit.
Comme on est pas toujours malin on a mal calcule le temps de trajet pour aller a la gare. Une information de derniere minute donnee par Loup, indiquait un bac traversant le gange et deposant juste devant la gare. On devait gagner du temps et ne pas faire le detour par le pont. La course a commence lentement avec nos gros sac a dos. Comme Calcutta est une grande ville, les distances sur plan sont pas toujours facile a evaluer surtout avec des courbes et des routes cachees. Tous ca pour dire qu’on marchait de plus en plus vite et qu’on se demandait si le bac etait vraiment trouvable. Une fois sur le bac, a attendre qu’il travers, on etait pas sur du tout d’arriver a temps pour le train : les boules. C’est bien la premiere fois qu’on se mettait dans une telle m… On a eu le train et on meme pris quelque seconde sur notre stress pour se rendre compte qu’on traversait le mythique gange.
D’aucun diront que certainement on ne voulait pas totalement prendre ce train, ce dernier train indien, apres 3 mois et demi de ballade.

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