Les Balkans avec Valeri (part 1)

Après la visite très sympathique de Karlovo avec notre guide, nous avons déjeuné puis fait les courses pour la durée du Trek… Beaucoup de chocolat dans les sacs a dos (ca s’imposait ! )

Notre guide, Valeri est un homme… important a préciser parce que depuis 8 mois que l’on était en contact avec lui… par mail, hein… on parlait de lui au féminin ! Bon, le choc initial passé, on n’a plus fait la confusion. C’est un monsieur barbu, grand et large… aucun trait douteux !

Philippe a encore mange de la soupe de tripes ! A la mode bulgare (pour mon plus grand désespoir elle se mange avec une sauce vinaigrette bourrée d’ail !) Après la soupe de tripes, Philippe et moi on évite de se parler 😉

La montée a débuté a 550 m d’altitude de Karlovo jusqu’au chalet Houbavetz, soit environ 500 m de dénivelé en 2h-2h30… Nous avons donc débuté notre entrée dans le Balkan par un des nombreux parcs naturels le composant.
Attention, ici, il ne s’agit pas des Balkans (regroupant certains pays d’Europe du sud-est) mais du Balkan, la chaine montagneuse divisant la Bulgarie en 2 longitudinalement…
Comme on est parti un peu en retard, la montée s’est terminée a la lampe frontale pendant 45 mn… séquence émotion avec les bruits de la foret !  houooouuhouuuu……….

Et il y a un truc rigolo pendant le trek… c’est que les aboiements de chiens signent notre salut… Je dis pas, les 1eres fois on flippe d’entendre un chien qui gueule comme ca… on pense tout d’abord qu’on va se faire bouffer… mais en fait, un aboiement dans la foret, eh bien ca veut dire qu’on arrive au refuge… et il y a des jours ou on sera bien contents de finir la journée de marche 😉

La 1ere soirée est un peu fraiche… la pièce principale ou on se trouve dans le refuge est chauffée a 13 C (oui il y a un gros poêle en marche pour assurer cette température !). Nous avons donc été « obliges » de nous plier a la coutume des montagnards… a savoir, se chauffer au raki.

Petit point culturel : Le raki bulgare (très différent du raki turc) est une boissson un tantinet alcoolisée… Préparée artisanalement par les vignerons. Dans le pays, quand on fait du vin, on a le droit de faire 40 litres de raki par an et par famille avec la marc du raisin. Pour cela, on prend rendez-vous avec le préposé a l’alambique du village.
Le jour du rendez-vous, c’est une grande fête pour la famille (et les amis de la famille 😉 ). On charge dans une brouette le bois (pour chauffer l’alambique) et le marc bien sur ! On prend des casse-croutes pour la journée, du vin et tout et tout… On chauffe l’alambique sous la surveillance du préposé ( qui indique quand la température est bonne). Comme tout alambique, il faut chauffer très doucement pour distiller de façon optimale. On paye a manger au prepose… mais on ne lui propose pas a boire, hein ! Il a un boulot précieux le mec ! En quelque sorte, c’est un peu grâce au raki que les montagnards résistent aux refuges non ou peu chauffés 😉
Le degré d’alcoolisation du raki qui sort de l’alambique est contrôlé en permanence par le préposé. Les gens le boivent autour de 43% generalement. Mais dans la famille de Valeri, ils le préfèrent a 45%  😉 Quand le bon degré est atteint, on arrête tout.
Pour les pointilleux, sachez que l’on arrête l’alambique 2% au dessus, car dans les jours qui suivent la distillation, le raki va atteindre son degré de croisière.

Bon. Maintenant que vous savez tout sur le raki, sachez que nous nous sommes plies a la coutume montagnarde… 😉

Voici comment s’achève la journée du 3 décembre…

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2 réponses à Les Balkans avec Valeri (part 1)

  1. MAM + BELMAM dit :

    Il a l’air bien beau c’homme là, style Gérard Philippe !!
    Pour l’alcool attention allez-y doucement !!! Autrement pour distiller c’est comme ça que ça se faisait chez ma grand-mère ça se transmettait d’une génération à l’autre mais je crois que ça s’est arrêté (par ex il y a encore Léa qui a le droit qui le détenait de sa mère) et là bas le degré d’alcool frôlait les 60°. D’ailleurs j’en ai encore des échantillons (assez grands) que je conserve précieusement (pour les grands froids)

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