Ile de MIYAJIMA ou Itsukushima

Le 13 juillet 2010

A ce moment la, on etait toujours chez les Fukuda. Pour le premier jour de pose depuis l’arrivee, Yoichi san avait prevu de nous ballader. Il pleuvait, une moche journee. D’abord, passage chez les beaux-parents pour recuperer un monospace, bien plus confortable pour 1h30 de route.

Il faut prendre un bateau pour aller sur l‘ile de Itsukushima, plus connue sous le nom de MIYAJIMA. Il pleut toujours quand on monte sur le bateau. Fadia n’aime pas trop la pluie mais il faudra bien faire avec. Le premier choque de l’arrivée sur l’ile c’est les biches. En France on s’imagine une biche en liberté comme un animal qui a peur de l’homme, presque impossible a observer sauf si on a un pote garde forestier. Ici rien a voir. Il y a des biches  en liberté, qui ont vite compris qu’un hominidé, ca faisait souvent des offrandes de bouffes et que ca n’a pas toujours un fusil a porte de main. Les Bambis et leurs mamans se baladent, sous la pluie, en toute confiance.
On se dirige ne premier vers le clou du spectacle. C’est le temple shintoiste. dit sanctuaire d’Ikutsushima. C’est un temple qui fut élevé sur cette ile sacre au court du 6eme siècle. Il fut reconstruit au 12eme siècle. En face du temple, le fameux Torii le plus connu du japon . Comme l’ile est sacrée, il est interdit d’y naitre ou d’y mourir. Ni cimetière, ni maternité. Le sacre, c’est le sacre. Les japonais suivent 2 mouvements religieux : le shintoïsme et le bouddhisme. Les rites shintoistes sont surtout ceux du mariage et des fêtes des saisons et les rites boudhistes peut être plus autour de la mort.
Par chance, il y a un mariage dans le temple. C’est un vrai mariage traditionnel japonais. Les maries sont en Kimono, les parents aussi. Il y a un pretre et un groupe de musique. La musique fait terriblement penser a celle des films de KUROSAWA Akira. C’est une cérémonie très lente et silencieuse. Le prêtre fait des prières en face d’hôtel puis on fait boire du saké aux maries. Il y a peu de famille a ce mariage, nous ne savons pas si c’est toujours comme cela lors de la cérémonie shintoiste. Yoichi san raconte que les jeunes japonais ne font pas toujours de cérémonie shintoiste et ont tendance a aller vers des formes de mariage occidentalisées. Eux mêmes ont fait un mariage a l’occidentale. En attendant il pleut toujours.
Étape suivante, manger. Yoichi san trouve un restaurant qui fait des plats genre bol de riz et poisson et pickles. C’est un peu léger car il a prévu de nous faire gouter des spécialités japonaises de rue tout a l’heure.
Debut d’apres midi, on gravit un bout du mont Misen pour arriver dans une zone de temple. Il pleut toujours. Un grand escalier principal mène a un portique a coter duquel est installée une grosse cloche japonaise. Ça ne dérange personne qu’on la fasse sonner avec le marteau en balancier. C’est même plutôt normal d’appeler les esprits, de les prévenir de notre arrive. A cote, un escalier secondaire mène au même endroit mais est jonche d’un bon millier de statuettes de petit dieux (Voir le college fou-fou-fou pour ceux qui aiment les analogies). Tout est mouille et cela donne une atmosphère particulière dans cet escalier « habite ». Comme dans la plupart des temples japonais, il y a des « cartes diseuses de bonne aventure ». Après avoir paye 100yen, une urne judicieusement agitée libère un bâton avec un numéro dessus. Il y a une armoire a tiroirs numérotés contenant le papier ou sera écrit ce que nous réserve l’avenir. Fadia ne résiste pas.

Nous sommes en 2010. Il y a 100ans, Akira KUROSAWA naissait. Il y a de nombreux évènements commémoratifs dans tout le japon. Expositions, reconstitutions de lieux de tournage. Dans les derniers projets de KUROSAWA, il y avait un tournage sur cette ile sacrée. Ca n’a jamais pu se faire pour cause de décès. Néanmoins, les japonais ont la mémoire longue et 2 expositions sont installées sur l’ile. La première est un rassemblement d’armures samouraï. Ce sont des armures réalisées par un entreprise spécialisée  et qui participait aux projets de KUROSAWA. Un jour nous regarderons nos photos pour voir si certaines armures exposées n’ont pas été utilisées dans ses films.
La 2eme exposition est dédiée a la vie et l’œuvre de KUROSAWA et a un de ses films phare. On découvre que KUROSAWA avait été invite par Hollywood a travailler sur le film Tora-Tora-Tora (Film sur Pearl Harbour) mais qu’après quelque mois il abandonna le projet en déclarant qu’il n’avait pas la latitude pour exprimer son art et qu’a ce titre la il préférai ne rien faire du tout. Bien fait pour eux…

En retournant au bateau, Yoichi san nous a arrête dans un bar qui servait des huitres au barbecue. Tres bon mais dangereux a préparer, l’eau emprisonnée dans la coquille la fait exploser en s’évaporant. On goutte aussi une des spécialités du japon. C’est une sorte de gaufre en forme de poisson fourre avec la purée de graine de soja sucre. Tres tres bon aussi. Il pleut toujours.

Dans le monospace, on s’est permis une micro sieste avant d’arriver au restaurant du soir (Merci encore Yoichi san). C’était un resto plutôt porte sur les grillades et le barbecue de table. On était installes plus ou moins a l’extérieure dans une sorte de hutte en bambou.

Voila, même si il a plu toute la journée, on était clairement ravis d’être venu la. Ce n’est que plus tard qu’on a compris que ce site était classe UNESCO et était un des sites touristique les plus important au japon. Comme il pleuvait, il n’y avait pas de foule, ce fut un avantage. Merci encore au Fukuda. Ils font bosse sérieusement (Pas dur quand même) mais ils ont le sens de la « récompense ».

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